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| Vendredi 04 Juillet 2008 |
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Gare d'Austerlitz
Ancienne gare d'Orléans, appartenant jadis à la Compagnie des
Chemins de Fer d'Orléans, elle porte maintenant le nom d'une des plus
grandes victoires de Napoléon Ier. La bataille des Trois Empereurs eut
lieu en Moravie, près du bourg d'Austerlitz, en 1805. La défaite
des Austro-Russes fut suivie du traité de Presbourg.
Jussieu
Le botaniste Bernard de Jussieu (1699-1777) créa une méthode de
classement des végétaux. Son neveu Antoine Laurent Jussieu (1748-1836)
le perfectionna et fut directeur du Muséum d'histoire naturelle. Jusqu'en
1959, la station s'appelait Jussieu-Halles aux vins. Depuis 1662, il y avait
une halle aux vins. C'est maintenant l'université qui la remplace.
Cardinal Lemoine
Le cardinal Jean Lemoine (1250-1313) fut le légat (ambassadeur) du pape
Boniface VIII auprès de Philippe le Bel. Il fonda, rue Saint-Victor,
un collège qui fut détruit à la Révolution. Il fut
enterré à Avignon où la Papauté s'installa en 1309.
La rue qui porte ce nom est une section de l'ancien chemin qui, à l'extérieur,
longeait les ramparts de Philippe-Auguste.
Maubert-Mutualité
La place de Maubert date de 1202. Elle doit son nom à Jean Aubert, deuxième
abbé de Sainte-Geneviève. Elle fut d'abord un lieu de rassemblement
où le célèbre dominicain Albert le Grand commentait en
plein air la physique d'Aristote, sous le règne de Saint Louis. Ce fut
ensuite un lieu patibulaire qui alterna la roue, la potence, le bûcher.
La place actuelle est d'Haussmann. Le Palais de la Mutualité fut construit
en 1931. En liaison avec des mouvements mutualistes français, il reçoit
de nombreuses manifestations culturelles ou politiques, des bals et des banquets.
Cluny-Sorbonne
L'Hôtel des abbés de Cluny fut construit sur les ruines d'un établissement
gallo-romain de thermes du IIIème siècle. Ces ruines restèrent
propriété de la couronne jusqu'en 1215. En 1485, Jacques d'Amboise
abbé de Cluny, remplaça le petit pied-à-terre qui s'y trouvait
par l'hôtel actuel, en pur gothique flamboyant. Vendu comme bien national
à la Révolution, un amateur éclairé, Alexandre du
Sommerard, y installa le début d'un musée en 1833. L'Etat racheta
ses collections à sa mort , en 1842 et ouvrit le Musée des Thermes
et de l'Hôtel de Cluny en 1844. La Sorbonne était à l'origine
un collège de Théologie fondé en 1257. Ses bâtiment
furent reconstruits de 1626 à 1642 par Lemercier sur ordre de Richelieu,
puis complètement remaniés entre 1885 et 1901, sauf la chapelle
construite de 1635 à 1653.
Odéon
D'abord, Théâtre-Français, il fut construit de 1779 à 1782 par Peyre et de Wailly
à l'emplacement des anciens jardins de l'hôtel de Condé. En 1789, il devient
Théâtre de la Nation, puis en 1793, Théâtre-Egalité. Fermé sous la Terreur,
il rouvrit en 1797 sous le nom d'Odéon. Il brûla en 1799, fut restauré, et devint
Théâtre de l'Impératrice. Il brûla de nouveau pour enfin rouvrir en 1819.
Mabillon
La vieille rue Mabillon fut ouverte en 1584 et conduisait à la foire
Saint-Germain, c'était à cette époque la rue de la Foire.
Elle prit ensuite le nom du bénédictin Jean Mabillon (1632-1707),
un des plus grands érudits de son temps qui fonda la diplomatique "De
re diplomatica" et fut l'auteur d'un "Traité sur les études
monstiques".
Croix Rouge
Cette satition est fermée depuis 1939. Elle avait empruntée le
nom du carrefour de la Croix-Rouge ainsi nommé depuis le XVème
siècle à cause de la croix colorée qui y fut érigée
par Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux. Carrefour toujours
fort animé, la potence et le pilori y furent dressés en 1721 et
1722.
Sèvres-Babylone
La rue de Sèvres est l'ancien chemin qui conduisait au XIIIe siècle
de Paris à Sève (P98). La rue de Babylone, ancien chemin, qui
se perdait dans la région de Grenelle, doit depuis 1673 son nom à
l'évêque de Babylone que fut Bernard de Sainte-Thérèse.
Ce dernier fonda le séminaire des Missions installé dans cette
rue.
Vaneau
La rue Vaneau est née en 1850 de la réunion de trois rues. Elle
prit le nom d'un jeune polytechnicien qui fut tué en 1830 lors de l'attaque
des insurgés contre la caserne de Babylone où étaient cantonés
les gardes suisses.
Duroc
Géraud Christophe Michel Duroc duc de Frioul (1772-1813), général
français, fut aide de camp de Bonaparte en Italie et en Egypte ; il fut
nommé grand maréchal du palais en 1804. Il repose aux Invalides
auprès de l'Empereur. La station est située près de l'ancienne
barrière de Sèvres du mur des Fermiers Généraux.
Ségur
Le marquis Philippe Henri de Ségur (1724-1801) fut maréchal de
France et secrétaire d'Etat à la Guerre de 1780 à 1787.
Par d'utiles réformes, il fit de l'armée française l'une
des meilleures d'Europe. Sa petite fille par alliance, la comtesse Sophie Rostopchine
de Ségur (1799-1874) fut l'auteur de romans pour la jeunesse qui connurent
un immense succès : les Petites Filles modèles, les Malheurs de
Sophie, le Général Dourakine.
La Motte-Piquet-Grenelle
L'amiral Toussaint Guillaume comte de la Motte-Piquet (1720-1791) s'illustra
en dirigeant une escadre contre les Anglais en Martinique. La commune de Grenelle
fut annexée en 1860. Elle n'existait que depuis trente ans. C'est sans
doute là que les légions romaines de Labienus combattirent les
Gaulois de Camulogène en 52 avant J-C.
Emile Zola
L'écrivain Emile Zola (1840-1902), chef de file de l'école naturaliste,
s'appliqua à décrire presque scientifiquement les faits humains
et sociaux. Il entreprit une oeuvre cyclique de vingt romans, "les Rougon-Macquart"
(1871-1893), reposant sur le vécu et sur de minutieuses études.
Il prit violemment parti dans l'affaire Dreyfus avec l'article "J'accuse"
paru dans l'Aurore en 1898.
Charles Michels
Le député communiste Charles Michels (1903-1941) fut arrêté
chez lui en 1940. Il fut fusillé à Châteaubriand en Bretagne
avec d'autres résistants comme Guy Môquet. La station, avant 1945,
portait le nom de Beaugrenelle. C'était un nom enjôleur des promoteurs
du lotissement en damier du village de Grenelle.
Javel - André Citroën
L'écart de Javel prit naissance au XVème siècle avec un
petit port et un garage à bateaux, connu en 1485, sous le nom de Javetz.
En 1777, une fabrique de produits chimiques vit le jour. De cet usine sortit
l'hypochlorite de potasse que l'on appela l'eau de Javel. Sous l'Empire, le
quartier industriel se développa, ébauche de ce qu'il est actuellement.
L'ingénieur André Citroën (1848-1935) créa un système
d'engrenages et fonda l'une des plus importantes entreprises de construction
automobile qui se développa quai de Javel.
Eglise d'Auteuil
Avant 1921, la station se nommait Wilhem, romancier français dont le
vrai nom était Guillaume-Louis Bocquillon. La rue du même nom remplace
le vieux sentier des Arches qui conduisait de l'église d'Auteuil à
la Seine. La première église datait du XIème siècle.
Elle fut reconstruite au XIVème siècle. En 1877, devenue une nouvelle
fois vétuste, elle fut remplacée par l'édifice actuel.
En forme de croix latine, construite par Vaudremer dans un style romano-byzantin,
il ne lui reste de l'ancienne église que le tombeau de Blanche Rousseau-Ternaux
et une cloche, baptisée Marie, datant de 1565.
Michel Ange-Auteuil
Michelangelo Buonarroti (1475-1564) fut élève de Ghirlandaio et
étudia l'art antique à Florence. Il fut à la fois sculpteur,
peintre, architecte et poète. On peut citer parmi son oeuvre magistrale
: la Pietà de Rome (1499), le Tondo Doni de Florence (1502), son célèbre
David de même époque, la voûte de la chapelle Sixtine (1508-1512),
les statues funéraires des Médicis à San Lorenzo (1519-1534)
et les fresques du Vatican comme la Conversion de Saint Paul et la Crucifixion
de Pierre (1545-1550). Ses Rimes, 250 pièces de vers, font partie des
plus grandes oeuvres de la littérature italienne.
Vers l'an 600, le petit village de Nigeon se créa sur un monticule fraîchement
déboisé de la forêt de Rouvray. Ses habitants débordèrent
sur le versant nord en bâtissant un hameau qui devint Chaillot. Ils développèrent
sur le versant ouest un second hameau, Altogilum, qui devint Auteuil. Les terres
d'Auteuil furent la propriété de l'abbaye normande du Becq-Hellouin
jusqu'en 1109. Par un échange, elles devinrent une possession de l'abbaye
de Sainte-Geneviève. Ses abbés furent les seigneurs d'Auteuil
jusqu'à la Révolution. Après plusieurs démembrements,
la commune fut rattachée à Paris en 1860.
Porte d'Auteuil
La porte d'Auteuil, ouverture des fortifications de 1860, contrôlait la
route de Boulogne. En 1871, les Versaillais pénètrent dans Paris
par la rue d'Auteuil après s'être emparées des portes d'Auteuil
et de Saint-Cloud.
Michel Ange-Molitor
Deuxième station située sur la rue Michel-Ange, artère
récente ouverte sous Haussmann, elle prend aussi le nom de Gabriel Jean
Joseph comte Molitor (1770-1849). Vaillant défenseur de la Hollande en
1813, il devint maréchal de France dix ans plus tard. En 1823, il participa
à la campagne d'Espagne. Il finit sa carrière comme gouverneur
de l'Hôtel des Invalides.
Chardon-Lagache
Le docteur Pierre Chardon fut le "médecin des pauvres" d'Auteuil
pendant cinquante ans. Il fut enterré au deuxième cimetière
d'Auteuil en 1845. Son fils Pierre-Alfred amassa une fortune considérable
qui lui permit d'ouvrir en 1857 une maison de retraite pour les gens modestes.
Il associa à son nom le nom de jeune fille de sa femme. la maison est
situé sur un lot des anciennes possessions de la seigneurie des Génovéfains,
rue Chardon-Lagache, comme il se doit.
Mirabeau
Le comte Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791) fut durement
traité par son père qui le fit interner à Vincennes de
1777 à 1780. Brillant orateur comme député du Tiers-Etat
et partisan d'une monarchie constitutionnelle, il tenta de concilier l'Assemblée
et le roi et fut accusé de trahison. Le pont de Mirabeau fut construit
de 1895 à 1897 à l'extémité de la rue du même
nom.
Boulogne-Jean Jaurès
les Mesnuls, petit hameau d'Auteuil que l'on trouvait déjà dans
la forêt de Rouvray en 1119, se détacha de l'agglomération
en 1343. Autour de lui se forma un village de bûcherons. Son église
fut fondée par des pélerins venus de Boulogne-sur-Mer. On l'appela
le village de Boullongne. Cette station de Boulogne porte comme une des stations
parisiennes le nom de Jean Jaurès.
Boulogne - Pont de Saint-Cloud
Il existe un pont à cet endroit depuis douze siècles. La légende
voulait qu'un roi de France ne pouvait le franchir sans être frappé
de mort subite. Les monarques franchissaient donc la Seine en Barque. A la mort
de François Ier, le convoi funéraire passa sur le pont : la malédiction
était rompue sans risque, le roi étant déjà mort.
Son successeur, Henri II remplaça l'ouvrage en bois par un splendide
pont de pierre aux nombreuses arches. Il était si majestueux que le petit
peuple le considéra comme l'oeuvre du diable, on dut l'exorciser.
Voir aussi : l'histoire de la ligne 10
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