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| Vendredi 04 Juillet 2008 |
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Mairie d'Issy
Le vieux village d'Issy était déjà connu au Moyen-Age sous
le nom d'Issiaco que l'on retrouve en 1084 avec probablement pour origine Iccius
ou Isicius, nom d'un propriétaire gallo-romain.
On lui a associé le nom du hameau Les Moulineaux, qui se développa
sur le chemin de Montfort avec sûrement un moulin. Le fort d'Issy fait partie
des 16 bastions de 1840 qui défendaient la capitale.
Corentin Celton
Jusqu'en 1945, la station s'appelait Petits-Ménages. C'était le
nom d'un hospice parisien situé, au XVIème siècle, à
l'emplacement des premiers numéros de la rue de Babylone. En 1863, il
déménagea à Issy-les-Moulineaux.
Corentin Celton, employé de l'hospice, fut fusillé par les Allemands
comme résistant en 1945 et lui donna son nouveau nom.
Porte de Versailles
Cette entrée des fortifications contrôlait la route qui menait
à Versailles qui fut de 1682 à 1789, exceptée la période
de la Régence, le siège du gouvernement et la capitale politique
de la France. Par cette porte, on pénètre dans Paris par la rue
de Vaugirard, l'ancienne Grande-Rue de la commune annexée en 1860.
Convention
La Convention nationale fut l'assemblée constituante qui gouverna la
France pendant la Révolution, de 1792 à 1795.
Son œuvre fut immense. A l'intérieur, elle proclama la République,
créa de nombreuses institutions comme l'Ecole Polytechnique et anéantit
les mouvements contre-révolutionnaires. Hors frontières, les armées
de la République vainquirent les Coalisés et agrandirent le territoire
national.
La Convention fut dissoute après l'élaboration de la Constitution
de l'an III qui installa le Directoire.
Vaugirard
Le premier nom du hameau de Vaugirard fut Valboistron, peut-être à
cause des mots vallis, bos et stare qui évoque une vallée riche
en étables à bœufs.
En 1256, l'abbé de Saint-Germain, Gérard de Motet fit construire
une maison de convalescence qui devint le siège de la seigneurie ecclésiastique
et contribua à la croissance du village.
En reconnaissance, on la nomma Val Gérard, Vaulgérad, puis Vaugirard.
La rue principale, l'actuelle rue du même nom, s'appelait la Grande-Rue.
Elle suit le tracé de la vieille voie romaine reliant Lutèce à
Autricum (Chartres).
La station honore également la mémoire d'Adolphe Chérioux
(1847-1934) qui fut conseiller municipal du XVème arrondissement.
Volontaires
En 1822, la rue des Volontaires était une impasse que prolongèrent
« volontairement » les propriétaires des terrains. Elle devint
la ruelle Volontaire et relia la rue de Vaugirard au chemin des Fourneaux, qui
allait s'appeler la rue Falguière.
Pasteur
Le biologiste Louis Pasteur (1822-1895) est le créateur de la microbiologie.
Il étudia la cristallographie, puis les fermentations (1857-1863). Il découvrit
que celles-ci étaient dues aux microbes qu'il reconnut être responsables
de maladies comme le charbon. Créant l'asepsie, il mit au point un vaccin
contre la rage en 1885. Il fut secrétaire perpétuel de l' Académie
des sciences et membre de l'Académie française. Il donna son nom
à l'institut privé de recherches biologiques et médicales
qu'il dirigea dès 1888, dont la renommée est mondiale.
Falguière
La rue Falguière et la rue Castagnary sont situées sur le tracé
du chemin des Fourneaux qui existait déjà en 1516. La rue et sa
station honorent le sculpteur Alexandre Falguière (1831-1900), lequel nous
donna notamment le "Triomphe de la République" qui surplomba
l'Arc de l’Etoile de 1881 à 1886 et la série des "Dianes".
Montparnasse-Bienvenüe
Une colline artificielle se dressait à l'actuel carrefour Montparnasse-Raspail,
constituée par de séculaires amas de gravats. Les étudiants du début du XVII siècle
l'appelaient avec humour le Mont Parnasse, résidence des dieux de la mythologie.
Cette butte fut rasée en 1725, mais a donné son nom à l'artère qui fait partie
de la série des boulevards de Midi dont la construction fut prescrite en 1704
par Louis XV.
Fulgence Bienvenüe (1852-1936) était ingénieur des Ponts-et-Chaussées. Comme Inspecteur
Général de la Ville de Paris, il dirigea les travaux du métropolitain, l'oeuvre
de sa vie. Jusqu'en 1910, la station se nommait Maine, à cause de la route qui
conduisait au château du duc du Maine, fils légitime de Louis XIV. Entre 1910
et 1942, elle porta uniquement le nom de Gare Montparnasse, point de départ de
la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest pour la Bretagne.
Notre-Dame-des-Champs
La chapelle de Notre-Dame-des-Champs fut érigée sous l'Empire à
l'emplacement de l'église du Carmel de l'Incarnation. Cette dernière
protégeait ainsi la crypte romane primitive et sanctifiée de Saint-Denis.
On y accède par un escalier de 53 marches suivi d'un long souterrain.
La rue du même nom s'appelait en 1564 le Grand Chemin Herbu. Il vit transiter
les pierres de Vaugirard qui servirent à la construction des Tuileries.
Rennes
La rue de Rennes fut percée en 1866, sur l'emplacement de l'ancienne rue
de l'Egout. Elle porte le nom de la métropole bretonne et rend hommage
à tous les Bretons qui débarquèrent dans la capitale par
la Gare Montparnasse toute proche.
Sèvres-Babylone
La rue de Sèvres est l'ancien chemin qui conduisait au XIIIe siècle
de Paris à Sève (P98). La rue de Babylone, ancien chemin, qui se
perdait dans la région de Grenelle, doit depuis 1673 son nom à l'évêque
de Babylone que fut Bernard de Sainte-Thérèse. Ce dernier fonda
le séminaire des Missions installé dans cette rue.
Rue du Bac
Cette rue tortueuse qui descend à la Seine doit son nom à la nécessité
d'installer un bac en 1564. Il fallait traverser la Seine à cet endroit
pour permettre aux blocs de pierre provenant des carrières de Vaugirard
d'accéder au chantier de construction des Tuileries.
Solférino
Dans cette bourgade italienne, les troupes franco-piémontaises commandées
par Napoléon III vainquirent les Autrichiens en 1859. La violence des combats
meurtriers inspira à Henri Dunant (Genève, 1828 Heiden, canton
d’Appenzell, 1910), la création de la Croix Rouge en 1863. Il reçut
le premier prix Nobel de la paix (1901) avec F. Passy.
Assemblée Nationale
La Chambre des députés, portant ce vocable depuis la Restauration,
s'appelle l'Assemblée nationale depuis les Constitutions de 1946 et 1958.
Elle siège au Palais-Bourbon, hôtel particulier construit en 1722.
Il fut la propriété de Louis XV le Bien-Aimé puis du prince
de Condé. Sa façade est un placage décoratif de style grec
posé de 1804 à 1807 avec un fronton sculpté par Cortot
en 1841.
Concorde
La place s'appelait jadis la place Louis XV à cause d'une statut de Louis XV le
Bien-Aimé, commanditée par le prévot des marchand et les échevins de Paris. L'effigie
équestre fut détruite pendant la révolution et remplacée par l'obélisque offerte
par Méhemet Ali au roi en 1831. Ce monument est de fait le plus vieux de Paris
: il date du règne de Ramsès II (XIIIème siècle avant J-C).
Madeleine
Au VIème siècle, un petit bourg s'était développé,
à l'ouest de la Capitale, autour d'un fief de l'évêque de
Paris. Il s'appela rapidement la Ville-l'Evêque et sa chapelle fut dédiée,
au XIIIème siècle, a Sainte Madeleine. On reconstruisit l'église
en 1429. Devenue trop petite, il fut décidé, en 1757, d'en rebâtir
une plus grande à l'emplacement de l'Hôtel de Chevilly. Contant d'Ivry
entama la construction jusqu'à sa mort en 1777. Les travaux ne reprirent
que sous l'Empire, par Vignon, qui modifia le projet en monument athénien
comme le souhaitait Napoléon Ier. Confirmé dans sa tâche par
Louis XVIII, Vignon reçu l'ordre de refaire à l'intérieur
une église à décoration romaine. Ses travaux furent repris
en 1828, à sa mort, par Huvé. L'église de la Madeleine fut
enfin terminée en 1842.
Saint-Lazare
Lazare, frère de Marthe et de Marie, fut ressuscité par Jésus. La légende en fait
le premier évêque de Marseille. Il donna son nom à la Maison de Saint-Lazare,
léproserie créée dans le faubourg Saint-Martin, laquelle fut visitée en 1147 par
Louis VII le Jeune lorsqu'il alla chercher son oriflamme de croisade à Saint-Denis.
Elle devint une maison de correction en 1779 puis une prison, et fut démolie en
1940. La gare Saint-Lazare était la gare de départ des Chemins de Fer de l'ouest.
Le vaste édifice fut reconstruit de 1886 à 1889 par Lisch.
Trinité - D'Estiennes d'Orves
L'église de La Trinité, dédiée à la sainte
trilogie chrétienne, a été construite par Ballu entre 1861
et 1867. Elle est située sur l'emplacement de l'ancien restaurant de
la Grande-Pinte qui fut vendu en 1760 à Jean Ramponeaux, personnage historique
et croustillant, déjà tenancier d'un joyeux restaurant à
la Courtille.
Le restaurant devint renommé avec son petit vin blanc à trois sols
et demi la pinte. Il s'appela les Porcherons, et fut agrandi en 1778. Dans ce
cabaret, Barbès et ses amis préparèrent la Révolution
de 1830.
Honoré d'Estienne d'Orves (Verrières-le-Buisson, 1901 Mont
Valérien, 1941), officier de marine rallié au général
de Gaulle, il fut envoyé en mission en France dès décembre
1940. Trahi, il fut arrêté pendant une mission en France occupée
en janvier 1941. Il fut fusillé au mont Valérien par la Gestapo
le 29 Août 1941.
Notre-Dame-de-Lorette
Vers 1645, fut édifiée une première chapelle dédiée
à Notre-Dame-de-Lorette, faisant référence à la
ville italienne de Loreto où se trouvait la maison de Marie, la Santa
Casa.
Démolie en 1796, la chapelle fut remplacée par l'église actuelle,
construite de 1823 à 1836 par Hippolyte Lebas. Les demi-mondaines aux mœurs
légères qui habitèrent le quartier vers 1840, furent nommées
les "brettes".
Saint-Georges
La rue Saint-Georges, passage devenu rue en 1734, aboutit à la place
du même nom, créée en 1824. C'était le centre d'un
lotissement effectué par le spéculateur Dosne, beau-père
de Thiers.
Son vocable honore Saint Georges. Prince de Cappadoce, il était soldat
dans l'armée de Dioclétien et fut décapité vers 303
à Lydda. Patron de l'Angleterre et des cavaliers, il est représenté
terrassant un dragon.
Pigalle
Le sculpteur Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785) vécu rue Pigalle de 1757 à 1770.
On lui doit le tombeau du Maréchal de Saxe qui est dans l'église Saint-Thomas
de Strasbourg, et l'Enfant à la Cage qui est exposé au Louvre.
Abbesses
En 1133, le roi Louis VI le Gros, installa à Montmartre un monastère
de femmes. La première abbesse fut la reine Adélaïde. 45 abbesses
lui succédèrent jusqu'à la Révolution.
Lamarck - Caulaincourt
Jean-Baptiste Pierre de Monet, chevalier de Lamark (Bazentin, Somme 1744- Paris
1829), professeur de zoologie des invertébrés au Museum en 1793,
a défini une théorie sur l'évolution des êtres vivants
avec Philosophie zoologique, Histoire naturelle des animaux sans vertèbres.
Le marquis Armand de Caulaincourt (1772-1827) fut général et ambassadeur
en Russie de 1807 à 1811. Il fut ensuite ministre des Affaires étrangères
de 1813 à 1814.
Jules Joffrin
Jules François Alexandre Joffrin (1846-1890) fut conseiller municipal et
député du XVIIIème arrondissement parisien.
Marcadet-Poissonniers
La rue Marcadet tient son nom d'un lieu-dit : la Mercade, situé à la chapelle
Saint-Denis. Peut-être qu'on y tenait un marché, Marcadus, à l'époque de la foire
du Lendit. La rue des Poissonniers est l'ancien chemin des poissonniers emprunté
dès 1307 par les marchands de poissons pêchés dans la mer du Nord.
Marx Dormoy
Jusqu'en 1946, la station s'appelait Torcy. Le marquis Jean-Baptiste Colbert
de Torcy (1665-1746), neveu de Colbert, fut secrétaire d’Etat aux
Affaires étrangères. Il fut très actif dans les traités
d'Ultrecht (1713) et de Ralstatt (1714).
Maire socialiste de Montluçon, député, puis sénateur,
Marx Dormoy (1888-1941) fut ministre de l'Intérieur en 1937 et 1938.
Il fut assassiné par des cagoulards.
Porte de la Chapelle
La porte de la Chapelle-Saint-Denis était une vaste entrée des fortifications
de 1840. Elle contrôlait la route impériale numéro 1 de Paris
à Calais par Saint-Denis qui faisait suite à la rue de la Chapelle,
ex Grand-Rue de la commune de la Chapelle (rattachée en 1860). L'axe est
situé sur le tracé de l'ancienne voie romaine de Lutèce vers
les villes du nord.
Voir aussi : l'histoire de la ligne 12
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