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| Vendredi 04 Juillet 2008 |
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Place d'Italie
Cet antique carrefour prit de l'importance lorsqu'en 1785, il fut traversé
par le mur des Fermiers-Généraux. Celui-ci donna naissance à
nos actuels boulevards de l'Hôpital et Auguste-Blanqui, et à la barrière
Mouffetard qui en contrôlait l'entrée. En 1790, cette dernière
fut appelée barrière de Fontainebleau, puis barrière d'Italie
en 1806, indiquant ainsi sa direction principale. C'est par cette barrière
que Napoléon Ier rentra d'exil en 1815, pendant que Louis XVIII sortait
par la barrière de Clichy.
Campo Formio
Ville italienne de Vénitie qui vit, en 1797, la signature d'un traité
entre l'Autriche et Bonaparte. La France obtenait la Belgique, une partie de
la rive gauche du Rhin, les îles Ioniennes et la reconnaissance de la
République cisalpine.
Saint-Marcel
Neuvième évêque de Paris, mort en 436, il fût célèbre
par ses miracles. Il délivra Paris d'un dragon monstrueux, il changea l'eau
de la Seine en vin et convertit en masse les païens. On peut voir sa statue
au trumeau du portail de Sainte-Anne de Notre-Dame. Son tombeau, situé
près de l'actuel boulevard qui porte son nom, fût remplacé
par une église collégiale vers 1050. Cette église Saint-Marcel
fut détruite en 1806.
Gare d'Austerlitz
Ancienne gare d'Orléans, appartenant jadis à la Compagnie des Chemins
de Fer d'Orléans, elle porte maintenant le nom d'une des plus grandes victoires
de Napoléon Ier. La bataille des Trois Empereurs eut lieu en Moravie, près
du bourg d'Austerlitz, en 1805. La défaite des Austro-Russes fut suivie
du traité de Presbourg.
Quai de la Rapée
Le commissaire des Guerres du roi Louis XV, monsieur de la Rapée, possédait
à cet endroit une propriété.
Cette station s'appelait antérieurement Mazas, ancienne prison parisienne
portant le nom de Jacques Mazas (1765-1805). Ce colonel de l'Empire périt
à Austerlitz. Elle s'appela ensuite Pont d'Austerlitz jusqu'en 1916.
Bastille
La première pierre de ce château-fort fut posée le 22 avril 1370 sous le règne de Charles V. La forteresse, flanquée de ses huit tours de 24 m, est entourée d'un profond fossé large de 25 m. Transformée en prison d'Etat, elle reçu peu de prisonniers, mais certains sont restés célèbres : Fouquet, Voltaire en 1717. Détruite le 14 juillet 1789, une partie de ses pierres achevèrent le pont de la Concorde. Les assises d'une des tours furent exhumées lors du creusement de la station. L'emplacement reste visible. La place de la Bastille date de 1803 mais la colonne fut érigée en 1833 pour commémorer "les trois glorieuses", les journées du 27,28,29 juillet de 1830 qui mirent fin au règne de Charles X.
Bréguet-Sabin
L'horloger d'origine suisse Louis Abraham Bréguet (1747-1823) fut l'inventeur
de montres à remontoir automatique pour l'astronomie. Son petit-fils
Louis (1804-1883) inventa des appareils électriques et radiotélégraphiques
et collabora avec Chappe. Plus tard, son arrière-petit-fils Antoine (1851-1882)
mit au point un anémomètre électrique. Le fils de ce dernier
fut le célèbre pionnier de l'aviation Louis Bréguet (1880-1955)
dont l'avion piloté par Costes et Bellonte traversa l'Atlantique d'est
en ouest en 1930.
Angelesme de Saint-Sabin fut échevin de Paris en 1777.
Richard-Lenoir
François Richard (1765-1839) et son associé Joseph Lenoir-Dufresne
(1768-1806) dirigèrent la première manufacture parisienne de coton,
rue de Charonne. Ils introduisirent la mule-jenny, métier-à-tisser
anglais.
Oberkampf
L'industriel d'origine allemande Christophe Philippe Oberkampf (1738-1815) créa
en France la première manufacture de tissus imprimés à Jouy-en-Josas
en 1859, les fameuses toiles de Jouy.
République
Ancienne place du Château d'Eau, la place actuelle s'est formée de 1856 à 1865 sur l'emplacement d'un ancien bastion de l'enceinte supprimée sous Louis XIV. En 1883, on édifia la statue réaliste des frères Morice pour commémorer la République. Devant, on trouve un lion en bronze avec l'urne du suffrage universel ; autour du piédestral, des statues de la Liberté, l'Égalité, la Fraternité et douze bas-reliefs en bronze par Dalou.
Jacques Bonsergent
Jusqu'en 1946, la station s'appela Lancry. C'était le nom de famille
du propriétaire du terrain qui servit à ouvrir la rue de Lancry
en 1777.
L'ingénieur Jacques Bonsergent (1912-1940) fut mêlé à
une bousculade dans laquelle un soldat allemand fut frappé. Condamné
à mort et exécuté au fort de Vincennes, il fut le premier
civil de Paris fusillé pendant l'occupation allemande.
Gare de l'Est
La Compagnie des Chemins de Fer de l'Est faisait partir ses trains de cet édifice
bâti par Duquesnay. Gare Stratégique pour les fronts de l'est, elle fut transformée
et agrandie à plusieurs reprises. En 1930, Varenne lui a sculpté les statues de
Strasbourg et de Verdun en mémoire des guerres de 1870 et 1914-1918.
Gare du Nord
Point de départ de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord, elle fut reconstruite
en 1863 et 1864 par Hittorff. La partie principale, percée de trois arcades gigantesques,
est surmontée d'un pignon que dominent les statues personnifiant Paris et huit
grandes villes étrangères desservies par la compagnie.
Stalingrad
Jusqu'en 1946, cette station s'appelait Aubervilliers - Boulevard de la Villette.
Elle prit ensuite le nom de la grande bataille pour la ville de Stalingrad (aujourd'hui
Volgograd) où l'armée allemande de Von Paulus dû capituler en 1942, cernée par
l'armée soviétique.
Jaurès
Jean Jaurès (1859-1914), député, chef du Parti Socialiste
S.F.I.O., ardent défenseur de Dreyfus, fondateur du journal l'Humanité,
il fut assassinné le 31 juillet 1914 au café du Croissant, rue Montmartre,
par le nationaliste Raoul Villain. Ancien nom de la station : Allemagne. Elle
fut débaptisée en 1914.
Laumière
Le général d'artillerie Xavier Jean-Marie Clément Vernhet
de Laumière (1812-1863), militaire du Second Empire, périt pendant
la campagne du Mexique des suites de ses blessures.
Ourcq
L'idée de ramener à Paris les eaux de l'Ourcq et de la Marne remonte
à 1520. Des études furent menées sous le règne d'Henri
VI en 1590, puis par Colbert en 1683. Un décret de l'Assemblée Nationale
ordonna en 1790 l'ouverture d'un canal entre le confluent de la Marne et La Villette.
Mais ce n'est qu'en 1802 que le projet fut lancé. Le canal de l'Ourcq est
une déviation de la rivière dont il emprunte le nom et dont il prend
les eaux à Port-aux-Perches. L'ouvrage fut terminé en 1826. Le bassin
de La Villette, dans lequel se jette le canal avait deux rôles : la navigation
et l'alimentation en eau. Il fut achevé dès 1809. Sa première
arrivée de l'eau eut lieu le 2 décembre 1808, le jour de l'anniversaire
du sacre de l'Empereur, et donna lieu à une manifestation gigantesque présidée
par le ministre de l'Intérieur.
Porte de Pantin
Cette ancienne porte des fortifications, au débouché de la route
d'Allemagne (l'actuelle avenue Jean-Jaurès), a pris le nom de la commune
qui la regarde. Le nom latin de Pantin semble être Penthium d'après
des actes du XIème siècle, on trouve aussi parfois Pentinum. C'est
très proche du mot celtique Penth voulant dire inclinaison, terrain pentu.
Hoche
A 25 ans, le général Lazare Hoche (1768-1797) commandait l'armée
de Moselle avec laquelle il repoussa les Autrichiens à Woerth, dégagea
Landau et l'Alsace. Arrêté, il est libéré avec la mort
de Robespierre. De 1794 à 1796, il pacifia la Vendée, écrasant
à Quiberon le débarquement des émigrés. Commandant
l'armée de Sambre-et-Meuse, il refusa le ministère de la Guerre.
Il mourut de la tuberculose à 29 ans.
Église de Pantin
La petite église de banlieue Saint-Germain de Pantin n'a donné son
nom à cette station uniquement parce qu'elle est située aux pieds
de la Nationale 3 et de son noeud routier.
Bobigny-Pantin-R.Queneau
La préfecture de la Seine-Saint-Denis, Bobigny, donne son nom à
cette station. Le village s'appelait Balbiniaco vers 700, son origine semble
dériver du nom d'homme latin Balbinius. D'ailleurs, on appelle ses habitants
les Balbyniens.
Raymond Queneau (1903-1976) était un écrivain surréaliste
qui jouait avec le langage avec humour et esprit mathématique. Il publia
des essais comme Exercice de style, des romans comme Pierrot mon ami, Zazie dans
le métro, et de la poésie comme Cent mille milliards de poèmes.
Bobigny-Pablo Picasso
De son vrai nom Pablo Ruiz Blasco y Picasso, Pablo Picasso (1881-1973) fut à
la fois peintre, dessinateur, graveur, sculpteur et céramiste. Et, de toute
façon l'artiste espagnol le plus célèbre du XXème
siècle.
Traditionnel dans sa période bleue (1901-1904) et sa période rose
(1905-1907), il lance le cubisme, puis les collages. Il semble faire un retour
au néo-classique dans sa période romaine vers 1920-1921, mais
revient aussitôt à une forme de cubisme. En 1925, la Danse annonce
le style qui restera le sien jusqu'à sa mort. Son oeuvre est considérable,
fougueuse et souvent précipitée.
Voir aussi : l'histoire de la ligne 5
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