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| Vendredi 04 Juillet 2008 |
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Nation
Quand Louis XIV reçut en 1660, après la paix des Pyrénées, les hommages de la
ville de Paris, on a dressé un trône à cet endroit qui devint la Place du Trône.
En 1793, on la rebaptisa la Place du Trône Renversé, haut lieu de la guillotine
! En 1880, pour la fête nationale, elle devint enfin la place de la Nation.
Au milieu, dans un bassin, fut érigé "le triomphe de la République", allégorie
en bronze par Dalou. Sur un char traîné par des lions, trônes de la République,
entourée par la Liberté, le Travail, la Justice et l'Abondance. Là où se situait
l'ancienne barrière du trône furent édifiés, en 1778, deux octrois, par Ledoux.
A côtés s'élèvent deux hautes colonnes doriques canelées érigées en 1788 et surmontées,
en 1841, de statues de bronze : Saint-Louis, par Etex et Philippe le Bel, par
Dumont. La Foire du Trône, ou foire au Pain d'Épices, qui s'y tenait chaque
printemps, s'est maintenant déplacée sur la pelouse de Reuilly du bois de Vincennes,
tout proche.
Picpus
Vers 1575, la rue de Picpus était un chemin traversant le territoire de
Pique-Puce. Les frères Lazare pensaient que l'étymologie provenait
d'une épidémie ressemblant à des piqûres d'insectes.
Elle fut soignée miraculeusement par un religieux qui s'installa dans le
village. Ce dernier prit alors le nom de Pique-Puce. La station porte également
le nom de Courteline (1858-1929), de son vrai nom Georges Moineaux, auteur français
de comédies satiriques.
Bel Air
L'avenue de Saint-Mandé a été ouverte en 1967. Comme elle
passait devant la Ménagerie royale, on la nomma l'avenue de la ménagerie.
Après le départ de cette ménagerie pour Versailles, en 1976,
on l'appela l'avenue du Bel-Air du nom d'une propriété de Saint-Mandé
appartenant à Jacques Petitmaire, petit-fils du gouverneur de l'ancienne
ménagerie.
Daumesnil
Le général Pierre Daumesnil (1776-1832) perdit une jambe à
Wagram. En 1814, il refusa de livrer aux Russes le château de Vincennes
dont il était le gouverneur en disant : "Je rendrait Vincennes quand
on me rendra ma jambe." En 1830, une nouvelle fois, il refusa de livrer,
cette fois à la foule, les ministres de Charles X détenus à
Vincennes. La station porte également le nom de Félix Eboué
(1884-1944), gouverneur de la Guadeloupe en 1936, puis du Tchad en 1938. Il se
rallia aux Forces françaises libres dès 1940, devenant ainsi gouverneur
général de l'Afrique équatoriale française.
Dugommier
Jacques François Coquille dit Dugommier (1738-1794), général
français, député à la Convention, commanda les troupes
qui reprirent Toulon. Il fut tué à la bataille de la Sierra Negra
en Catalogne.
Bercy
C'est dans une charte de 1134 de Louis VI le Gros que l'on trouve trace du lieu-dit
sous la mention : insula de Bercilliis. Au fil des siècles se développa
la seigneurie de Bercy avec un chateau magnifique et un vaste domaine couvrant
un tiers de la commune de Bercy. Cette dernière fut en grande partie annexée
à Paris en 1860.
Quai de la Gare
La Gare était une gare d'eau qu'on avait commencée de creuser en
1764 dans la rive gauche de la Seine à hauteur du futur pont de Bercy.
C'était l'un des quartiers de la paroisse d'Ivry avant l'annexion partielle
à Paris.
Chevaleret
La rue du Chevaleret existait déjà en 1670, son nom provenait d'un
lieu-dit portant probablement lui-même le nom de son propriétaire.
Nationale
Nom donné en commémoration de la Garde nationale créée
en 1848 lors des mouvements populaires.
Place d'Italie
Cet antique carrefour prit de l'importance lorsqu'en 1785, il fut traversé
par le mur des Fermiers-Généraux. Celui-ci donna naissance à
nos actuels boulevards de l'Hôpital et Auguste-Blanqui, et à la barrière
Mouffetard qui en contrôlait l'entrée. En 1790, cette dernière
fut appelée barrière de Fontainebleau, puis barrière d'Italie
en 1806, indiquant ainsi sa direction principale. C'est par cette barrière
que Napoléon Ier rentra d'exil en 1815, pendant que Louis XVIII sortait
par la barrière de Clichy.
Corvisart
Jean Nicolas des Marels, baron Corvisart (1755-1821) était le médecin
personnel de Napoléon ler, spécialiste des poumons et du coeur.
En 1810, il devint le propriétaire de l'Hôtel de Broglie dont il
était le locataire. La rue Corvisart s'appelait jadis la rue du Champs-de-l'Alouette.
Une ancienne "folie" construite par Peyre en 1762, y avait une entrée.
Corvisart et Napoléon ler l'auraient utilisée.
Glacière
Dans ce quartier, la Bièvre qui se jette dans la Seine, formait de nombreuses
mares et étangs où les troupeaux s'abrevaient. Ces cuvettes fournissaient
de grandes quantités de glace que l'on conservait l'été dans
des puits maçonnés. Le nom de Glacière est resté.
Saint-Jacques
Lutèce n'était pas encore romaine que déjà la future
rue Saint-Jacques était une piste très fréquentée.
Elle devint la route romaine de Genabum (Orléans) et s'appela "la
Via Superior". Puis on la nomma la Grand-Rue-Oultre-Petit-Pont. Enfin vers
1230, elle prit son nom actuel se référant aux pélerins en
route vers Saint-Jacques-de-Compostelle où étaient gardées
les reliques de l'apôtre.
Denfert-Rochereau
Pierre Philippe Denfert-Rochereau (1823-1878), colonel français, défendit victorieusement
la ville de Belfort contre les Prussiens en 1870 et 1871. Ceci permit au territoire
de Belfort de rester français à l'issue du traité de paix. Il donna son nom à
la place où fut érigée un lion colossal, par Bartholdi, réplique de celui de Belfort.
Le hasard fait que cette place s'appelait la place d'Enfer de 1760 à 1879. Elle
correspondait à la demi-lune qui se développait au-delà de la barrière d'Enfer
percée en 1784 dans le mur des Fermiers Genéraux. Les bâtiments de son octroi,
construits par Claude Nicolas Ledoux sont toujours là, l'un donne accès aux Catacombes,
l'autre abrite l'Inspection générale des Carrières de Paris. La rue d'Enfer, actuel
boulevard Saint-Michel, recouvre la voie romaine Via Inferior, origine du nom.
Raspail
François Vincent Raspail (1797-1878), chimiste, il devint populaire par ses ouvrages
de vulgarisation scientifique et ses almanachs. Ardent républicain, il participa
activement aux révolutions de 1830 et 1848. Elu député en 1848, il ne put siéger
parce qu'incarcéré. Candidat malheureux à la Présidence de la République, il fut
bannit en 1849 et se retira en Belgique jusqu'en 1863. Il finira sa carrière politique
comme député des Bouches-du-Rhône.
Edgar Quinet
L'historien Edgar Quinet (1803-1875) travailla sur l'Allemagne et le Christiannisme.
Son cours au Collège de France fut suspendu par Guizot en 1846. Elu député
en 1848, il fut banni en 1851. Rentré en France, il fut de nouveau élu
député en 1871.
Montparnasse-Bienvenüe
Une colline artificielle se dressait à l'actuel carrefour Montparnasse-Raspail,
constituée par de séculaires amas de gravats. Les étudiants du début du XVII siècle
l'appelaient avec humour le Mont Parnasse, résidence des dieux de la mythologie.
Cette butte fut rasée en 1725, mais a donné son nom à l'artère qui fait partie
de la série des boulevards de Midi dont la construction fut prescrite en 1704
par Louis XV.
Fulgence Bienvenüe (1852-1936) était ingénieur des Ponts-et-Chaussées. Comme Inspecteur
Général de la Ville de Paris, il dirigea les travaux du métropolitain, l'oeuvre
de sa vie. Jusqu'en 1910, la station se nommait Maine, à cause de la route qui
conduisait au château du duc du Maine, fils légitime de Louis XIV. Entre 1910
et 1942, elle porta uniquement le nom de Gare Montparnasse, point de départ de
la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest pour la Bretagne.
Pasteur
Le biologiste Louis Pasteur (1822-1895) est le créateur de la microbiologie.
Il étudia la cristallographie, puis les fermentations (1857-1863). Il découvrit
que celles-ci étaient dues aux microbes qu'il reconnut être responsables
de maladies comme le charbon. Créant l'asepsie, il mit au point un vaccin
contre la rage en 1885. Il fut secrétaire perpétuel de l' Académie
des sciences et membre de l'Académie française. Il donna son nom
à l'institut privé de recherches biologiques et médicales
qu'il dirigea dès 1888, dont la renommée est mondiale.
Sèvres-Lecourbe
La station est située à l'emplacement de l'ancienne barrière
de Sèvres du mur des Fermiers Généraux. Cette entrée,
appelée clôture de Sèvres avant 1784, conduisait à
un quartier de Paris où abondaient les institutions hospitalières
à tel point que cette rue s'appela un temps la Maladrerie.
Le général Claude Joseph Lecourbe (1759-1815) combattit sous la
Révolution à Fleurus (1794), à Zurich (1799). Destitué
en 1801, il devint comte chez les Bourbons (1814), mais se rallia à Napoléon
de retour de l'île d'Elbe. La rue Lecourbe suit le tracé d'une voie
romaine qui reliait Lutèce à Savara (Sèvres).
Cambronne
Le vicomte Pierre Cambronne (1770-1842) fut héroïque à Waterloo.
Général, il y commanda la Vieille Garde.
La Motte-Piquet-Grenelle
L'amiral Toussaint Guillaume comte de la Motte-Piquet (1720-1791) s'illustra en
dirigeant une escadre contre les Anglais en Martinique. La commune de Grenelle
fut annexée en 1860. Elle n'existait que depuis trente ans. C'est sans
doute là que les légions romaines de Labienus combattirent les Gaulois
de Camulogène en 52 avant J-C.
Dupleix
Le marquis Joseph François de Dupleix (1697-1763) fut gouverneur général
de la Compagnie des Indes en 1742 et développa l'influence commerciale
de la France.
Bir-Hakeim
En 1942, la brigade française du général Koenig résista
pendant seize jours aux attaques de l'armée allemande motorisée
du général Rommel dans ce poste fortifié de Libye. Ce répit
permit aux Britanniques de se replier et de triompher à El Alamein.
Jusqu'en 1949, la station s'appelait Quai de Grenelle.
Passy
Passy était désignée au Moyen-Age par le mot Passiacum voulant
dire terre de Passius ou de Pacius. Passy devint une seigneurie au XVème
siècle. A partir de 1825, la "plaine de Passy" fut lotie et se
transforma en un quartier très élégant. Séparée
de Paris par le mur des Fermiers Généraux jusqu'en 1860, la commune
fut ensuite presque entièrement annexée par la capitale.
Trocadéro
La place du Trocadéro doit son nom au site fortifié de la baie de
Cadix qui fut enlevé par les troupes françaises commandées
par le duc d'Angoulême, en 1823.
Boissière
En 1730, la rue Boissière était un chemin hors de la ville qui prolongeait
la rue de la Croix-Boissière située à l'intérieur
de Paris.
Kléber
Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), né à Strasbourg (alors
possession allemande), servit dans l'armée autrichienne jusqu'en 1785.
En 1789, il s'engagea dans la garde nationale de Belfort, puis en 1792 dans le
bataillon des volontaires du Haut-Rhin. Devenu général, il écrasa
les Chouans à Cholet en 1793. En 1799, il reçut le commandement
de l'armée que Bonaparte abandonnait en Egypte. Victorieux à Héliopolis,
il fut assassiné au Caire.
Charles-de-Gaulle - Étoile
Le général de Gaulle (1890-1970), refusa l'armistice en 1940 et lanca son fameu
appel du 18 juin pour continuer la lutte à l'Allemagne. Apès avoir dirigé la résistance,
il dirigea le gouvernement provisoire de 1944 à 1946. Il repris le pouvoir en
1958 et fit approuver la constitution de la Vème République dont il fut le premier
président de 1959 à 1969. La place de l'Étoile résulte de l'écrêtement
de 1772 à 1776 de l'ancienne colline du Roule ou "butte de l'Étoile". Cette
butte portait déja en 1730, le nom d'"Étoile de Chaillot" à cause des allées
qui s'y croisaient. Cinq voies seulement existèrent jusqu'en 1854. On en ouvrit
7 autres en 1857. Douze avenues symétriques convergèrent donc vers l'Arc de Triomphe
colossal, érigé par Napoléon Ier en l'honneur des victoires de ses armées.
Voir aussi : l'histoire de la ligne 6
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