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Nation

Quand Louis XIV reçut en 1660, après la paix des Pyrénées, les hommages de la ville de Paris, on a dressé un trône à cet endroit qui devint la Place du Trône. En 1793, on la rebaptisa la Place du Trône Renversé, haut lieu de la guillotine ! En 1880, pour la fête nationale, elle devint enfin la place de la Nation.
Au milieu, dans un bassin, fut érigé "le triomphe de la République", allégorie en bronze par Dalou. Sur un char traîné par des lions, trônes de la République, entourée par la Liberté, le Travail, la Justice et l'Abondance. Là où se situait l'ancienne barrière du trône furent édifiés, en 1778, deux octrois, par Ledoux. A côtés s'élèvent deux hautes colonnes doriques canelées érigées en 1788 et surmontées, en 1841, de statues de bronze : Saint-Louis, par Etex et Philippe le Bel, par Dumont. La Foire du Trône, ou foire au Pain d'Épices, qui s'y tenait chaque printemps, s'est maintenant déplacée sur la pelouse de Reuilly du bois de Vincennes, tout proche.


Picpus

Vers 1575, la rue de Picpus était un chemin traversant le territoire de Pique-Puce. Les frères Lazare pensaient que l'étymologie provenait d'une épidémie ressemblant à des piqûres d'insectes. Elle fut soignée miraculeusement par un religieux qui s'installa dans le village. Ce dernier prit alors le nom de Pique-Puce. La station porte également le nom de Courteline (1858-1929), de son vrai nom Georges Moineaux, auteur français de comédies satiriques.


Bel Air

L'avenue de Saint-Mandé a été ouverte en 1967. Comme elle passait devant la Ménagerie royale, on la nomma l'avenue de la ménagerie. Après le départ de cette ménagerie pour Versailles, en 1976, on l'appela l'avenue du Bel-Air du nom d'une propriété de Saint-Mandé appartenant à Jacques Petitmaire, petit-fils du gouverneur de l'ancienne ménagerie.


Daumesnil

Le général Pierre Daumesnil (1776-1832) perdit une jambe à Wagram. En 1814, il refusa de livrer aux Russes le château de Vincennes dont il était le gouverneur en disant : "Je rendrait Vincennes quand on me rendra ma jambe." En 1830, une nouvelle fois, il refusa de livrer, cette fois à la foule, les ministres de Charles X détenus à Vincennes. La station porte également le nom de Félix Eboué (1884-1944), gouverneur de la Guadeloupe en 1936, puis du Tchad en 1938. Il se rallia aux Forces françaises libres dès 1940, devenant ainsi gouverneur général de l'Afrique équatoriale française.


Dugommier

Jacques François Coquille dit Dugommier (1738-1794), général français, député à la Convention, commanda les troupes qui reprirent Toulon. Il fut tué à la bataille de la Sierra Negra en Catalogne.


Bercy

C'est dans une charte de 1134 de Louis VI le Gros que l'on trouve trace du lieu-dit sous la mention : insula de Bercilliis. Au fil des siècles se développa la seigneurie de Bercy avec un chateau magnifique et un vaste domaine couvrant un tiers de la commune de Bercy. Cette dernière fut en grande partie annexée à Paris en 1860.


Quai de la Gare

La Gare était une gare d'eau qu'on avait commencée de creuser en 1764 dans la rive gauche de la Seine à hauteur du futur pont de Bercy. C'était l'un des quartiers de la paroisse d'Ivry avant l'annexion partielle à Paris.


Chevaleret

La rue du Chevaleret existait déjà en 1670, son nom provenait d'un lieu-dit portant probablement lui-même le nom de son propriétaire.


Nationale

Nom donné en commémoration de la Garde nationale créée en 1848 lors des mouvements populaires.


Place d'Italie

Cet antique carrefour prit de l'importance lorsqu'en 1785, il fut traversé par le mur des Fermiers-Généraux. Celui-ci donna naissance à nos actuels boulevards de l'Hôpital et Auguste-Blanqui, et à la barrière Mouffetard qui en contrôlait l'entrée. En 1790, cette dernière fut appelée barrière de Fontainebleau, puis barrière d'Italie en 1806, indiquant ainsi sa direction principale. C'est par cette barrière que Napoléon Ier rentra d'exil en 1815, pendant que Louis XVIII sortait par la barrière de Clichy.


Corvisart

Jean Nicolas des Marels, baron Corvisart (1755-1821) était le médecin personnel de Napoléon ler, spécialiste des poumons et du coeur. En 1810, il devint le propriétaire de l'Hôtel de Broglie dont il était le locataire. La rue Corvisart s'appelait jadis la rue du Champs-de-l'Alouette. Une ancienne "folie" construite par Peyre en 1762, y avait une entrée. Corvisart et Napoléon ler l'auraient utilisée.


Glacière

Dans ce quartier, la Bièvre qui se jette dans la Seine, formait de nombreuses mares et étangs où les troupeaux s'abrevaient. Ces cuvettes fournissaient de grandes quantités de glace que l'on conservait l'été dans des puits maçonnés. Le nom de Glacière est resté.


Saint-Jacques

Lutèce n'était pas encore romaine que déjà la future rue Saint-Jacques était une piste très fréquentée. Elle devint la route romaine de Genabum (Orléans) et s'appela "la Via Superior". Puis on la nomma la Grand-Rue-Oultre-Petit-Pont. Enfin vers 1230, elle prit son nom actuel se référant aux pélerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle où étaient gardées les reliques de l'apôtre.


Denfert-Rochereau

Pierre Philippe Denfert-Rochereau (1823-1878), colonel français, défendit victorieusement la ville de Belfort contre les Prussiens en 1870 et 1871. Ceci permit au territoire de Belfort de rester français à l'issue du traité de paix. Il donna son nom à la place où fut érigée un lion colossal, par Bartholdi, réplique de celui de Belfort. Le hasard fait que cette place s'appelait la place d'Enfer de 1760 à 1879. Elle correspondait à la demi-lune qui se développait au-delà de la barrière d'Enfer percée en 1784 dans le mur des Fermiers Genéraux. Les bâtiments de son octroi, construits par Claude Nicolas Ledoux sont toujours là, l'un donne accès aux Catacombes, l'autre abrite l'Inspection générale des Carrières de Paris. La rue d'Enfer, actuel boulevard Saint-Michel, recouvre la voie romaine Via Inferior, origine du nom.


Raspail

François Vincent Raspail (1797-1878), chimiste, il devint populaire par ses ouvrages de vulgarisation scientifique et ses almanachs. Ardent républicain, il participa activement aux révolutions de 1830 et 1848. Elu député en 1848, il ne put siéger parce qu'incarcéré. Candidat malheureux à la Présidence de la République, il fut bannit en 1849 et se retira en Belgique jusqu'en 1863. Il finira sa carrière politique comme député des Bouches-du-Rhône.


Edgar Quinet

L'historien Edgar Quinet (1803-1875) travailla sur l'Allemagne et le Christiannisme. Son cours au Collège de France fut suspendu par Guizot en 1846. Elu député en 1848, il fut banni en 1851. Rentré en France, il fut de nouveau élu député en 1871.


Montparnasse-Bienvenüe

Une colline artificielle se dressait à l'actuel carrefour Montparnasse-Raspail, constituée par de séculaires amas de gravats. Les étudiants du début du XVII siècle l'appelaient avec humour le Mont Parnasse, résidence des dieux de la mythologie. Cette butte fut rasée en 1725, mais a donné son nom à l'artère qui fait partie de la série des boulevards de Midi dont la construction fut prescrite en 1704 par Louis XV.
Fulgence Bienvenüe (1852-1936) était ingénieur des Ponts-et-Chaussées. Comme Inspecteur Général de la Ville de Paris, il dirigea les travaux du métropolitain, l'oeuvre de sa vie. Jusqu'en 1910, la station se nommait Maine, à cause de la route qui conduisait au château du duc du Maine, fils légitime de Louis XIV. Entre 1910 et 1942, elle porta uniquement le nom de Gare Montparnasse, point de départ de la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest pour la Bretagne.


Pasteur

Le biologiste Louis Pasteur (1822-1895) est le créateur de la microbiologie. Il étudia la cristallographie, puis les fermentations (1857-1863). Il découvrit que celles-ci étaient dues aux microbes qu'il reconnut être responsables de maladies comme le charbon. Créant l'asepsie, il mit au point un vaccin contre la rage en 1885. Il fut secrétaire perpétuel de l' Académie des sciences et membre de l'Académie française. Il donna son nom à l'institut privé de recherches biologiques et médicales qu'il dirigea dès 1888, dont la renommée est mondiale.


Sèvres-Lecourbe

La station est située à l'emplacement de l'ancienne barrière de Sèvres du mur des Fermiers Généraux. Cette entrée, appelée clôture de Sèvres avant 1784, conduisait à un quartier de Paris où abondaient les institutions hospitalières à tel point que cette rue s'appela un temps la Maladrerie.
Le général Claude Joseph Lecourbe (1759-1815) combattit sous la Révolution à Fleurus (1794), à Zurich (1799). Destitué en 1801, il devint comte chez les Bourbons (1814), mais se rallia à Napoléon de retour de l'île d'Elbe. La rue Lecourbe suit le tracé d'une voie romaine qui reliait Lutèce à Savara (Sèvres).


Cambronne

Le vicomte Pierre Cambronne (1770-1842) fut héroïque à Waterloo. Général, il y commanda la Vieille Garde.


La Motte-Piquet-Grenelle

L'amiral Toussaint Guillaume comte de la Motte-Piquet (1720-1791) s'illustra en dirigeant une escadre contre les Anglais en Martinique. La commune de Grenelle fut annexée en 1860. Elle n'existait que depuis trente ans. C'est sans doute là que les légions romaines de Labienus combattirent les Gaulois de Camulogène en 52 avant J-C.


Dupleix

Le marquis Joseph François de Dupleix (1697-1763) fut gouverneur général de la Compagnie des Indes en 1742 et développa l'influence commerciale de la France.


Bir-Hakeim

En 1942, la brigade française du général Koenig résista pendant seize jours aux attaques de l'armée allemande motorisée du général Rommel dans ce poste fortifié de Libye. Ce répit permit aux Britanniques de se replier et de triompher à El Alamein.
Jusqu'en 1949, la station s'appelait Quai de Grenelle.


Passy

Passy était désignée au Moyen-Age par le mot Passiacum voulant dire terre de Passius ou de Pacius. Passy devint une seigneurie au XVème siècle. A partir de 1825, la "plaine de Passy" fut lotie et se transforma en un quartier très élégant. Séparée de Paris par le mur des Fermiers Généraux jusqu'en 1860, la commune fut ensuite presque entièrement annexée par la capitale.


Trocadéro

La place du Trocadéro doit son nom au site fortifié de la baie de Cadix qui fut enlevé par les troupes françaises commandées par le duc d'Angoulême, en 1823.


Boissière

En 1730, la rue Boissière était un chemin hors de la ville qui prolongeait la rue de la Croix-Boissière située à l'intérieur de Paris.


Kléber

Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), né à Strasbourg (alors possession allemande), servit dans l'armée autrichienne jusqu'en 1785. En 1789, il s'engagea dans la garde nationale de Belfort, puis en 1792 dans le bataillon des volontaires du Haut-Rhin. Devenu général, il écrasa les Chouans à Cholet en 1793. En 1799, il reçut le commandement de l'armée que Bonaparte abandonnait en Egypte. Victorieux à Héliopolis, il fut assassiné au Caire.


Charles-de-Gaulle - Étoile

Le général de Gaulle (1890-1970), refusa l'armistice en 1940 et lanca son fameu appel du 18 juin pour continuer la lutte à l'Allemagne. Apès avoir dirigé la résistance, il dirigea le gouvernement provisoire de 1944 à 1946. Il repris le pouvoir en 1958 et fit approuver la constitution de la Vème République dont il fut le premier président de 1959 à 1969. La place de l'Étoile résulte de l'écrêtement de 1772 à 1776 de l'ancienne colline du Roule ou "butte de l'Étoile". Cette butte portait déja en 1730, le nom d'"Étoile de Chaillot" à cause des allées qui s'y croisaient. Cinq voies seulement existèrent jusqu'en 1854. On en ouvrit 7 autres en 1857. Douze avenues symétriques convergèrent donc vers l'Arc de Triomphe colossal, érigé par Napoléon Ier en l'honneur des victoires de ses armées.


Voir aussi : l'histoire de la ligne 6
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