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Introduction
La coquille
La plaque de police
Et maintenant, l'immatriculation classique




Introduction

L'année 2003 a été marquée par l'immatriculation des autobus parisiens, une première depuis leur apparition il y a près de 100 ans. Jusqu'alors, les autobus parisiens constituaient une exception culturelle française. En effet, le réglementation imposait une immatriculation classique (chiffres + lettres + département) à tout véhicule routier pouvant se mouvoir par ses propres moyens. Ceci concerne donc, dans la pratique, les autobus ainsi que les trolleybus dotés d'un groupe d'autonomie. Or les autobus et les trolleybus parisiens ont échappé à cette règle : leur identification officielle était constituée par le numéro de parc, appellé communément "coquille" à la Ratp. Désormais, ils rentrent dans le rang. L'occasion de rappeler les principes de leur identification.


La coquille

La coquille, c'est le numéro de parc, basé sur le principe des séries : chaque nouvelle série d'autobus se voit attribuée une tranche de nombre composés généralement de 4 chiffres. Ainsi, les récents autobus MAN NL223 sont numérotés dans la tranche 9000, les Agora Line se sont vus attribués la tranche 8100 etc... La réforme d'une série complète d'autobus permet de réattribuer ensuite la tranche. Auparavant, la tranche des 9000 a été attribuée aux SC10UO livrés entre octobre 1980 et novembre 1981 (9010 à 9350) ainsi qu'aux SC10R livrés de novembre 1981 à décembre 1983 (9351 à 9999).


Immatriculation coquille
Immatriculation coquille


Le numéro de coquille est attribué définitivement au véhicule. Si sur les réseaux de province, où les autobus sont immatriculés comme tout véhicule routier, la coquille peut changer (par exemple suite à une rénovation avec transformation), la coquille des autobus parisiens ne peut changer puisque c'est ce numéro qui les identifie sur la carte grise attribuée par la Préfecture de police de Paris.


La plaque de police

Jusqu'au début des années 1980, les autobus parisiens portaient encore une plaque indiquant le numéro de ligne et le numéro d'ordre de mise en ligne. Ainsi, un autobus portant la plaque "144 07" constituait la 7ème voiture de la ligne 144 qui effectuait le 7ème service de la ligne (en terme ferroviaire, on dirait la 7ème journée du roulement). La plaque de police était portée sur le pare-chocs avant et à l'arrière. Les derniers autobus équipés furent les SC10U, les SC10R avaient perdu l'emplacement de la plaque de police à l'arrière droit. Il s'agit d'un numéro variable qui n'est pas attribué précisément à une voiture : pas de rapport donc entre coquille et plaque de police.

Cependant, le numéro d'ordre est utilisé par les agents de régulation pour repérer la voiture dans la circulation et réguler la ligne. Celui-ci est donc porté à l'avant de l'autobus, derrière le pare-brise, à proximité de la fiche radar du conducteur, ainsi que sur les côtés gauche (derrière la vitre du conducteur et droit (près de la porte avant). Les plaques métalliques noires utilisées sur les SC10 et les R312 ont cédé la place à des bandeaux en papier plastifié.

Le traditionnel système de radio, commes les systèmes informatisés de régulation comme Siel et Altaïr, utilisent la plaque de police (l'expression reste, bien que l'on puisse désormais parler de simple numéro d'ordre) pour identifier et appeler au besoin des conducteurs.


Et maintenant, l'immatriculation classique

Elle se surimpose aux deux autres repérages précédents, s'installe dans les emplacements prévus par le constructeur, et que la Ratp utilisaient pour apposer sur une plaque métallique au format standard, les numéros de coquilles. Désormais, les coquilles sont portés sur les faces latérales gauche et droite, à l'arrière, par le biais d'adhésifs, qui ont d'ailleurs l'inconvénient de ne pas résister à la dépose d'un pelliculage publicitaire...

Le numéro d'ordre ne disparaît pas puisqu'il est fondamental à la régulation des lignes, et la coquille est utilisé pour repérer les autobus pour ce qui concerne leur entretien, leur remisage et pour la prise de service du conducteur, qui à son arrivée au dépôt se voit informer du service qu'il va réaliser, identifié par le numéro d'ordre (la plaque de police si vous préférez), et du véhicule qu'il va conduire, repéré par sa coquille, et de l'emplacement où il lui faut aller le chercher dans le dépôt.


Immatriculation classique


Bref, la plaque d'immatriculation arrive sur les autobus parisiens pour se conformer à la réglementation. Cependant, celles-ci vont bientôt perdre leur association traditionnelle chiffres + lettres + département au profit d'une identification définitive du véhicule qui sera la même, y compris après changement de propriétaire ou de domiciliation.

Qui a dit : "Tiens ça ressemble à une coquille !"


Rémi Désormière pour Navily


Voir aussi : les indices des bus
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