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| Lundi 12 Mai 2008 |
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Introduction
La pollution de l'air
La pollution sonore
Bus propres
Les carburants propres
Les actions de la Ratp
Introduction
La Ratp, consciente du rôle essentiel qu’elle se doit de jouer dans la lutte
contre la pollution, a engagé de nombreuses mesures ces dernières années...
Les transports en commun constituent une réponse à la pollution en agglomération.
En effet, il faut savoir que dans la capitale aux heures de pointe, les transports
collectifs contribuent pour 1% de la pollution alors qu’ils assurent 75%
des déplacements.
La pollution de l'air
C'est l'un des principaux soucis de la Ratp.
La loi sur l’air, mise en application en 1996, et l’arrêté interpréfectoral
régissent les mesures prises dans les transports urbains. Ainsi, lorsque le
seuil d’alerte est dépassé (soit plus de 400 microgrammes de dioxyde d’azote
ou plus de 360 microgrammes d’ozone par mètre cube dans l’air), les transports
collectifs sont gratuits dans l’ensemble de l’Île-de-France. L’information du
public et la circulation alternée sont déclenchées et à cela s’ajoute une limitation
de vitesse pour tous les véhicules.
La
pollution sonore
La Ratp tente de relever le défi très délicat de la réduction des bruits et
vibrations afin de rendre une ville où l'on s'entend bien.
La moitié du réseau du métro est en courbe, ce qui génère une usure irrégulière
des rails et l'émission de crissements et de vibrations. Les efforts pour
diminuer ces nuisances se concentrent à la fois sur les voies (pose d'isolant)
et les trains (insonorisation des roues).
Afin de respecter la loi sur l'air, les machinistes sont tenus de couper tout
moteur à l'arrêt et de rester attentifs au moment des dégarages matinaux.
Un "contrat de bonne tenue des chantiers" est conclu avec l'ensemble des prestataires
effectuant des travaux sur le réseau Ratp.
Bus
propres
La loi sur l'air de 1996 a mis les transports en commun au centre des réflexions
sur les déplacements urbains et sur la pollution. Avec trois millions
de voyages par jour, les bus assurent environ le tiers des déplacements
motorisés dans Paris et sa banlieue. Le bus doit donc améliorer
son attrait en tant que transport et doit se battre contre les normes environnementales
de la pollution de l'air.
En 1994, la Ratp a lancé un programme de développement, de recherche
et d'expérimentation qui a pour but de d'amoindrir les émissions
de particules fines, dues au fonctionnement des moteurs diesel, et à
tester les énergies alternatives. Un premier bilan des filières
écologiques a été fait mi-2000. Le programme Bus propres
qui a été créé en 1998 a été alors
ajusté et terminé par un engagement de renouvellement anticipé
des vieux bus SC10 durant l'année 2002. Actuellement, de nouveaux engagements
écologiques sont avancés.
Tous les bus des centre bus de Lagny et de Pavillons roulent à l'aquazole,
un mélange de gazole et d'eau. Ce carburant permettant de limiter la
"fumée noire" provenant des pots d'échappements à
l'arrière des bus. Les filtres à particules permettent aujourd'hui
d'améliorer son image et sa propreté.
A partir de janvier 2000, l'approvisionnement du parc bus en gazole désulfuré
est mis en place. Complément indispensable des filtres à
particules, ce gazole permet de réduire par sept les rejets soufrés,
anticipant ainsi de plusieurs années les règles européennes.
Mais un problème se pose : ce gazole est plus coûteux. Mais
revenir en arrière est une mauvaise idée. Alors la Ratp
convoite même de développer la filière "diesel
dépollué", avec la priorité aux dispositifs
minorant les rejets azotés.
Au centre bus d'Aubervilliers, des bus roulent au GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié),
et à Créteil, des bus roulent au GNV (Gaz Naturel pour Véhicules).
Le surcoût économique est minime (+ 0,05% à la voiture - kilomètre
par rapport au diesel dépollué). Les contraintes administratives
handicapent en revanche l'avenir de la filière GPL. La seconde tranche
d'acquisition de bus au gaz ne porte donc que sur des Agora S GNV.
Depuis février 2002, tous les bus du centre bus de Lebrun roulent avec
un autre carburant : le Xéol vert, un mélange de gazole à
très basse teneur en soufre et de diester de colza. Ce carburant a pour
but d'améliorer l'efficacité des filtres à particules et
ainsi, il réduirait les émissions de gaz à effet de serre.
Avec le recul, le fonctionnement de des filtres à particules s'avère
excellent. La priorité de la Ratp se porte désormais sur la mise
au point d'un procédé de révisions fréquentes des
filtres, bien adapté aux besoins des parisiens.
Il n'y a pas que le carburant qui fait fonctionner nos moteurs ! Il y a aussi
l'électricité. De ce côté, il y a une seule ligne de
bus entièrement électrique (qui est la seule ligne de bus au monde
entièrement équipés de bus électriques !) : c'est
le Montmartrobus. Cette ligne est équipée de 10 Oréos 55
électriques. Ils ont un gros défaut : ils s'avèrent délicats
à exploiter (autonomie limitée). De plus, le rechargement et les
montants élevés d'acquisition et de renouvellement des batteries
deviennent très onéreux et quasiment insupportables sans un système
conséquent de subventions au transporteur. Les bus hybrides (diesel - électrique)
ou les bus à hydrogène (pile à combustible) sont présentés
comme le futur de la filière. Mais la commercialisation de ces bus ne se
fera pas avant 2006 voire 2015
 
Les carburants propres
L'aquazole :
L'aquazole permet de réduire les émissions d'oxyde d'azote de 40 % et de diminuer
l'opacité des fumées de 20 à 30 %.
L'aquazole, un carburant incluant un additif à base d'eau, a été introduit par la
Ratp en septembre 1998 pour les SC10 de la ligne 29. Il est généralisé
à l'ensemble du parc du centre bus de Lagny (Paris 12ème).
Le gaz :
Le GPL : c'est un mélange gazeux composé de butane et de propane. Un bus
GPL permet de réduire de 65 % les rejets d'oxyde d'azote et de
80 % les particules (par rapport à un bus diesel). Le GPL ne contient
ni soufre (qui provoque l'acidité des sols et des eaux), ni plomb,
ni poussières. De plus, il permet une diminution de moitié
de la nuisance sonore.
Le GNV : La combustion du gaz naturel ne produit ni oxyde de soufre, ni plomb, ni
poussières et peu d'oxyde d'azote. De tous les hydrocarbures, le
gaz naturel est celui qui dégage à la combustion le moins
de monoxyde de carbone. Il n'émet ni fumées noires, ni odeurs.
La combustion du carburant gaz naturel est plus lente que celle des autres
hydrocarbures. Elle permet une réduction significative des vibrations
et par conséquent du volume sonore des moteurs. Le niveau de bruit
est abaissé d'environ 4 décibels, c'est-à-dire divisé
par deux par rapport à un moteur diesel.
Le diesel propre :
Les performances de ce filtre à particules sont spectaculaires : dans les conditions
de circulation urbaine dense, les particules des principaux polluants (monoxyde
de carbone et hydrocarbures) sont réduites de plus de 80 % et les particules d'oxyde
d’azote de 15 %. De plus ces véhicules sont alimentés avec un carburant de ville
désulfuré (50 fois moins de soufre que le gazole traditionnel). Leur mise en circulation
a commencé début octobre 1999.
L'électricité :
Bien sûr, on ne peut pas passer à côté de l'arrivée des premiers bus entièrement
électriques sur la ligne du Montmartrobus. On a enfin atteint le taux 0 de pollution
sur un bus !
 | |  |  |  |  |  |  | | Oreos55e sur Montmartrobus |  |
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Les actions de la Ratp
La Ratp a créé une délégation générale à l’écologie urbaine qui a pour priorités
: les nuisances sonores, les traitements des déchets, et la réduction
de la pollution de l’air et de l’eau.
Lors des pics de pollution la Ratp va au delà des mesures législatives, car
elle augmente l’offre de transports, notamment en dehors des heures de
pointe.
Un programme a été lancé pour réduire les émissions polluantes des bus grâce
à l’utilisation de carburants différents comme le GNV, le GPL, et l’aquazole
(qui est composé d’une émulsion de gazole et d’eau).
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