Lundi 12 Mai 2008       2 161 611 visites       6 visiteurs sont connectés dont 1 membre   
Présentation
Les métiers
L'environnement
La citoyenneté
Les associations
On a testé
Talents d'agents
Grillons du métro
Le PDU
Prolongements
Infos lignes
Nouveaux matériels




Menu d'accès direct

Six prolongements pour le métro
Le tramway revient en force
De nouveaux bus en site propre
Au delà de la Ratp




Six prolongements pour le métro

Le métro reste un moyen de transport privilégié pour la proche périphérie : si le réseau semble désormais se stabiliser autour de 14 lignes principales et 2 lignes "bis", quelques opérations complémentaires vont permettre dans la prochaine décennie de compléter l'intense maillage du réseau. Les lignes 4, 8, 12, 13 et 14 sont concernées.


La ligne 14 à Saint-Lazare

Un premier projet est d'ores et déjà concrétisé depuis le mois de décembre avec le prolongement de la ligne 14 de Madeleine à Saint-Lazare : un court prolongement qui permet un accès direct à l'un des quartiers majeurs de la capitale, et d'accroître la contribution de cette ligne à la désaturation du RER A. La ligne 14 relie donc désormais la gare Saint-Lazare à la Bibliothèque François Mitterrand en 15 minutes.

Station St-Lazare
Station St-Lazare



La ligne 14 aux Olympiades

Cette section de ligne existe déjà, au-delà de l'actuel terminus de la Bibliothèque François Mitterrand. Elle est utilisée comme atelier provisoire pour le matériel de la ligne (ateliers de Tolbiac), en attendant la réalisation d'un atelier définitif lorsque la ligne aura pris une configuration plus pérenne. Le quartier des Olympiades et de l'université Paris I bénéficieront ainsi d'une desserte rapide vers le centre de la capitale, avec un accès à Saint-Lazare en 18 minutes. La mise en service est attendue au début de l'année 2007.

Ateliers de Tolbiac
Futur tunnel pour Olympiades


Les travaux ont commencé en 2000, et ont été retardé de plusieurs mois suite à l'effondrement de la cour de récréation d'une école (heureusement un jour sans classe), en février 2003. Repris en août 2003, les travaux s'avèrent particulièrement complexes en raison du passage dans d'anciennes carrières, ce qui semble être la cause de l'effondrement du terrain. Les chantiers sont donc menés avec prudence eu égard à l'instabilité du terrain.


La ligne 8 au Parc des sports de Créteil

Au delà du terminus actuel de Créteil Préfecture, atteint en 1974, première intrusion en profondeur du métro en banlieue, la ligne 8 sera prolongée sur 1300 mètres vers le parc des Sports, situé aux confins de Créteil, et qui permettra de donner une correspondance à la future ligne d'autobus en site propre reliant Sucy-Bonneuil à la future gare Pompadour sur la ligne D du RER. Les travaux commenceront au début de l'année 2005 et la mise en service est prévue dans le courant de l'année 2007, la rapidité d'éxécution étant liée aux faibles contraintes, la ligne circulant à l'air libre.


La ligne 4 à la Mairie de Montrouge puis à Bagneux


Depuis les origines de sa création en 1909, la ligne 4 n'a jamais connu de modification de son itinéraire, tout au plus une légère déviation dans le quartier des Halles pour la réalisation de la gare du RER de Châtelet-les-Halles. Pourtant, dès la fin des années 1920, la Compagnie du métropolitain de Paris projetait son prolongement au-delà de la Porte d'Orléans vers le carrefour de la Vache Noire à Arcueil. En 2007, la ligne 4 franchira les limites de Paris pour gagner la Mairie de Montrouge, ce qui nécessite la restructuration du terminus en boucle de la Porte d'Orléans. Ce court prolongement ne comportera qu'une seule station.

Dans une deuxième étape, la ligne 4 poursuivra au-delà de Montrouge vers Bagneux, avec deux nouvelles stations "Verdun sud" et "Bagneux". Entre la ligne 13 du métro et la ligne B du RER, la ligne 4 gagnera environ 80 000 voyageurs quotidiens avec ce prolongement de 2.7 km (non compris les 500 mètres du tiroir de manoeuvre). Bagneux sera à moins de 30 minutes de Châtelet. Le prolongement à Bagneux s'accompagnera d'une restructuration du réseau d'autobus dans la partie sud-est des Hauts de Seine afin de coordonner l'offre de surface et le métro.


La ligne 13 au port de Gennevilliers

La branche Asnières-Gennevilliers, située à cheval sur les deux communes au-delà de la Seine, sera prolongée jusqu'au Port de Gennevilliers, toujours en suivant la frontière communale. En première étape, en fin d'année 2007, deux nouvelles stations, pour l'instant baptisées "Asnières-Gennevilliers 2" et "Asnières-Gennevilliers 3" seront livrées au public. Ce premier prolongement précèdera l'arrivée du tramway venant de la gare de Saint-Denis.

Par la suite, un ultime prolongement au Port de Gennevilliers achèvera le prolongement de cette branche de la ligne 13 avant son très probable débranchement, puisqu'il semble acquis que la ligne 14 l'absorbera : ainsi, la ligne 13 se concentrera à la seule liaison Saint-Denis - Châtillon, permettant de renforcer l'offre sur Saint-Denis (puisque les rames actuellement orientées sur Gennevilliers iront sur Saint-Denis). Cependant, dans une première étape, l'exploitation sous la forme actuelle de la ligne 13 sera améliorée par l'arrivée du nouveau système de gestion des circulations, Ouragan, reprenant des concepts techniques du SACEM de la ligne A du RER.


La ligne 12 à la Mairie d'Aubervilliers

Depuis la Porte de La Chapelle, la ligne 12 franchira dans une première étape le boulevard périphérique pour gagner la station Proudhon-Gardinoux située aux limites des communes de Saint-Denis et d'Aubervilliers. La mise en service de ce court prolongement est prévue en fin d'année 2007, les travaux étant prévus à partir de la fin d'année 2004. Dans la foulée seront lancés les travaux qui amèneront la ligne 12 jusqu'à la mairie d'Aubervilliers avec une station intermédiaire au pont de Stains : ainsi, ce sont 3 kilomètres supplémentaires qui seront ajoutés à la ligne 12 venant de la Mairie d'Issy via Montparnasse et Saint-Lazare.



Le tramway revient en force

La vedette incontestable du Contrat de Plan Etat-Région, c'est bel et bien le tramway : pas moins de 46 km devraient être mis en service d'ici la fin de la décennie, essentiellement en banlieue, afin d'offrir les conditions d'une réelle alternative au transport individuel par un service de bien meilleure qualité que l'autobus. Ainsi, T1 continuera de faire le tour de Paris au nord, un réseau se constituera autour de l'importante ville de Saint-Denis. T2 découvrira la voirie classique tandis qu'apparaîtront de nouvelles lignes radiales, une première pour le tramway en Ile de France, qui jusque là restait sur une logique de rocade. Enfin, le tramway entrera dans Paris, même s'il se contente pour l'instant du boulevard des Maréchaux. Un premier pas avant une pénétration plus au coeur de Paris ?


T1 à Noisy le sec

Depuis le mois de décembre 2003, la ligne T1 dessert Noisy-le-Sec : un court prolongement de 3 km depuis le terminus de Bobigny Pablo Picasso, qui améliore le maillage des axes structurants, puisque le nouveau terminus donne correspondance à la ligne E du RER. Ainsi, la rocade de la Seine-Saint-Denis connecte le RER D et le RER E, les lignes 5, 7 et 13 du métro.

Travaux d'extension du T1
Travaux d'extension du T1



T2 à la porte de Versailles

Avec 2.3 km supplémentaires, la ligne T2 pénètrera dans Paris et viendra assurer une double correspondance à la porte de Versailles avec la ligne 12 du métro ainsi qu'avec le tramway des Maréchaux sud. Initialement, cette nouvelle réalisation devait s'opérer en récupérant les voies de la Petite Ceinture Sud : un nouveau tracé urbain fut préféré afin de mieux desservir le pôle de loisirs de l'Aquaboulevard, près de la porte de Sèvres. En outre, il s'agissait de se mettre en cohérence avec la réalisation du tramway des Maréchaux sud. La Défense sera ainsi à 30 minutes de la porte de Versailles et du parc des expositions, avec une rame toutes les 4 minutes.

Les travaux sont prévus au début de l'année 2005 avec une mise en service prévue dans le courant de l'année 2007, soit quelques mois après l'arrivée du tramway sur les boulevards des Maréchaux, entre le pont du Garigliano et la porte d'Ivry.

Futur prolongement du T2


En préalable à cette réalisation, la capacité offerte sur la ligne T2 sera doublée par l'arrivée, dans l'année 2004, de nouvelles rames Citadis destinés à composer des "unités multiples" : chaque service de la ligne T2 proposera 430 places avec 2 rames circulant accouplées. Ainsi, avec une fréquence de 4 minutes, la capacité offerte passera de 3270 à 6540 places par heure et par sens.


Le tramway des Maréchaux sud

A la fin des années 1990, les boulevards des Maréchaux sud a été identifié comme un axe structurant : la ligne d'autobus PC a été restructurée pour améliorer sa régularité et sa performance, avec la création de couloirs protégés et l'arrivée d'autobus articulés. Cependant, si la vitesse commerciale a augmenté, pour atteindre 14.5 km/h, les aléas de la circulation restent encore prégnants sur la qualité du service, et la capacité offerte reste manifestement insuffisante.

Fut donc décidé la transformation en tramway de la partie la plus chargée de la ligne PC1 entre le pont du Garigliano et la porte d'Ivry. Si un véhicule sur pneus fut un temps envisagé, c'est au final un véritable tramway qui sera implanté sur les boulevards. Le choix d'une implantation en voirie plutôt que la réutilisation de la petite ceinture, fermée aux voyageurs depuis 1934, fait couler beaucoup d'ancre, mais force est de constater que seule existe une analyse comparative en terme de performance, et qu'aucun dossier équivalent à celui du "TMS" n'existe pour un tramway sur la petite ceinture.

17 stations sur un tracé de 8 km qui donnera correspondance au RER B et C, aux lignes 4, 7, 8, 12 et 13 du métro ainsi qu'à la ligne T2 du tramway. La vitesse commerciale du tramway sera de l'ordre de 20 km/h à la mise en service, soit un progrès de l'ordre de 25% par rapport à la situation théorique actuelle. 24 minutes seront nécessaires, temps "garanti" par le site propre, la priorité aux feux et le réaménagement des carrefours, pour relier les deux terminus. Au delà, le "TMS" devrait gagner par la suite la porte de Charenton, avec 2.4 km de ligne supplémentaires, et une correspondance avec la ligne 8 du métro : un prolongement qui a été reporté pour des raisons budgétaires entre autres pour un certain équilibre entre les investissements parisiens et de la banlieue.

Centre d'informations TMS
Future Cité U. sur le TMS


Les travaux sont engagés, et la mise en service est prévue pour le premier semestre 2006, avec une rame toutes les 4 minutes, d'une capacité unitaire de 300 places, proposant ainsi 4500 places par heure et par sens, contre 1650 pour le service actuel de la ligne PC1.


Saint-Denis - Gennevilliers Le Luth : T1 dans les Hauts de Seine

T1 continue sa course autour de Paris, avec à la fin 2008, la mise en service d'un premier prolongement vers l'ouest, depuis la gare de Saint-Denis, jusqu'à Gennevilliers Le Luth, donnant correspondance au prolongement de la ligne 13 du métro, prolongée depuis la station Gabriel Péri ainsi qu'à la ligne C du RER en gare de Gennevilliers. 10 stations sur 4.8 km, parcourus en 15 minutes, et une rame toutes les 4 minutes viendront s'ajouter à la ligne T1 avant une nouvelle extension jusqu'à la gare de Colombes, voire jusqu'à Nanterre Université dans les projets à plus long terme et pas encore soumis à enquête publique.


Noisy-le-Sec - Montreuil Théophile Sueur : T1 met le cap au sud

Au risque de devenir un vaste ensemble linéaire délicat à gérer, T1 devrait gagner à l'est 5 km supplémentaires de la gare de Noisy-le-Sec, son terminus actuel, jusqu'à Montreuil (Théophile Sueur), via Romainville. D'un coût de 140 millions €, ce prolongement devrait voir le jour dans le courant de l'année 2009, si un accord est trouvé avec la mairie de Noisy-le-Sec qui semble particulièrement réticente à l'arrivée dans le coeur de la ville du tramway, qui devrait utiliser deux rues différentes selon le sens.


Saint-Denis Porte de Paris - Epinay / Villetaneuse : le tramway maître de la Seine-Saint-Denis ?

Outre T1 qui le dessert d'est en ouest, le "faux tramway" de Garges-Sarcelles, un "vrai tramway" viendra compléter la desserte de la Seine-Saint-Denis dans sa partie nord-ouest, avec deux lignes utilisant un tronc commun : depuis la Porte de Paris, ces deux nouvelles lignes se partageront une infrastructure commune croisant T1 à la gare de Saint-Denis avant de se séparer après le franchissement des voies du RER D : une branche filera vers Epinay sur Seine, sa gare du RER et le quartier Orgemont, tandis qu'une seconde gagnera l'université de Villetaneuse. Au total, 9 km de ligne, et 19 stations, une fréquence de 6 minutes pour chaque mission (Porte de Paris - Orgemont, Porte de Paris - Université de Villetaneuse), offrant un service toutes les 3 minutes sur le tronc commun.

Ce projet devrait se concrétiser dans le courant de l'année 2010, avec des travaux devant commencer au début de l'année 2008, alors qu'est envisagé dès à présent un prolongement depuis la porte de Paris jusqu'au futur quartier Evangile, et la gare du RER E qui y sera implanté, aux confins du 18ème arrondissement de Paris.


T2 : cap au nord !

Depuis l'actuel terminus de La Défense, T2 devrait être prolongée vers le nord-ouest, et fera une nouvelle incursion en voirie, jusqu'au pont de Bezons, reprenant un tronc commun à plusieurs lignes d'autobus. 4.2 km parcourus en 12 minutes à la fréquence de 4 minutes seront livrés aux voyageurs au début de l'année 2009, après deux années de travaux. Ce prolongement constitue la première étape d'une liaison vers Sartrouville voire Argenteuil, tandis qu'à plus long terme est à attendre l'arrivée du T1 prolongé depuis Saint-Denis via Gennevilliers et Colombes. A noter que ce prolongement verra circuler en zone urbaine dense des rames longues de 65 mètres de longs, composés de deux éléments Citadis.


De Villejuif à Juvisy : première étape à Athis-Mons

En 2006 seront lancés les travaux de cette nouvelle ligne de tramway, avec une première phase entre le terminus de la ligne 7 du métro à Villejuif et Athis-Mons, via Rungis sur 11 km, parcours en 31 minutes, desservis par 18 stations, avec une rame toutes les 5 minutes. Le nouveau tramway sera aussi en correspondance avec le TVM au marché de Rungis et le RER C à la gare de La Fraternelle. Dans un second temps, c'est la gare du RER de Juvisy qui sera atteinte. Le tramway desservira également l'aéroport d'Orly.



De nouveaux bus en site propre

L'autobus reste un élément incontournable de la palette des transports publics. Outre son rôle de proximité, il peut constituer la première étape vers l'arrivée du tramway. C'est dans cet esprit qu'a été conçu le Trans Val de Marne, qui sera prolongé à des deux extrémités et qui va constituer l'épine dorsale du réseau routier du Val de Marne, si on considère le prolongement du site propre du 183 précisément jusqu'au carrefour Rouget de l'Isle, également desservi par le TVM, et la création d'une nouvelle liaison par bus en site propre entre Pompadour et Sucy-Bonneuil, lui aussi en correspondance avec le TVM.

Dans cette page, nous intégrons outre les lignes d'autobus en site propre, les trois projets de ligne en site propre qui pourraient être desservis par des modes intermédiaires routiers guidés, injustement appelés tramway sur pneu (puisque par définition, le tramway est un véhicule circulant sur une voie ferrée).


Le TVM prolongé à La Croix-de-Berny et aux Boullereaux-Champigny

L'actuelle ligne entre la gare RER de Saint-Maur Créteil et le marché de Rungis vient de bénéficier de l'arrivée de nouveaux autobus articulés Agora, premier coup de jeune appréciable pour cette ligne dont le succès ne se dément pas. L'objectif à l'ouest est de connecter le TVM au RER B à la station de la Croix-de-Berny. Un tracé assez complexe est nécessaire pour quitter le marché de Rungis et franchir le noeud autoroutier. 9 nouvelles stations seront implantées sur les 7 km de ce prolongement, toujours en site propre, parcourus en 19 minutes. La fréquence des autobus sera maintenue à 4 minutes. Les travaux devraient commencer dans l'année 2004 pour une mise en service dans le courant de l'année 2006. A l'est, au delà de la gare de Saint-Maur, le prolongement vers les Boullereaux est encore au stade des études d'autant que les élus de la ville de Saint-Maur freinent l'avancée du projet. La Ratp doit donc étudier diverses possibilités d'insertion afin que puisse être reliée les deux branches du RER A, l'objectif à terme étant de rejoindre la gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est. La première étape jusqu'aux Boullereaux, porte sur 4 km supplémentaires, permettant de donner une correspondance au RER E, mais la mise en service ne peut être encore clairement définie eu égard aux tensions locales.


Encore plus de site propre pour le 183

La ligne 183 Porte de Choisy - Aéroport d'Orly est l'une des plus chargée de la banlieue parisienne. Elle dispose déjà de plusieurs sections en site propre sur la nationale 305. Le projet vise à prolonger de 6 stations la section en site propre jusqu'à Choisy - Rouget de l'Isle, c'est à dire jusqu'à la correspondance avec TVM. Cependant, le projet n'étant pas encore entrée en phase de concertation, la date de livraison de cette opération ne peut encore être précisée : il est cependant probable qu'elle sera achevée en 2007 ou 2008, selon l'avancée des discussions.

Le 183
Site propre du 183



Pompadour - Sucy Bonneuil : un nouveau site propre pré-tramway

A l'image du TVM auquel il sera connecté à la station Carrefour Pompadour, où une correspondance devrait être également proposée avec le RER D, un nouveau bus en site propre compatible avec une évolution en tramway devrait être mis en service en 2008 jusqu'à la gare du RER de Sucy Bonneuil, passant par le futur terminus de la ligne 8 (Parc des Sports). Sur les 6.6 km de ce parcours, 10 stations seront créées, permettant une desserte de bout en bout en moins de 20 minutes, avec un bus toutes les 4 minutes.


Saint-Denis - Garges-Sarcelles : l'intrusion du faux tramway ?

Sur 6.6 km, avec 16 stations, un transport en commun en site propre sera établi entre le marché de Saint-Denis et la gare de Garges-Sarcelles (RER D), reprenant pour l'essentiel le tracé de la ligne d'autobus 168. 30 000 voyageurs quotidiens sont attendus sur cette nouvelle ligne proposera un service toutes les 4 minutes à la vitesse moyenne de 20 km/h, avec un temps de parcours de bout en bout de l'ordre de 20 minutes. Les travaux devraient être engagés en 2005 pour une mise en service courant 2007, pour un coût de 150 millions € dont 27 pour l'acquisition du matériel roulant dont le choix laisse perplexe puisque fut retenu un "tramway sur pneu" : appellation impropre d'un véhicule routier censé être guidé par un rail unique central, système qui est très loin d'avoir fait ses preuves eu égard aux expériences nancéiennes et caennaises.

D'autre part, le choix d'un véhicule de ce type empêcherait toute interconnexion avec la ligne de tramway T1 et la constitution d'un réseau maillé à travers la Seine-Saint-Denis. Enfin, le rapport d'enquête sur les accidents du TVR nancéien ont démontré que le coût réel d'un "faux tramway" est globalement équivalent à celui d'un authentique tramway, mais que l'entretien de l'infrastructure d'un "faux tramway" était très nettement supérieur aux estimations avancées par les concepteurs, et supérieures à celle d'un "vrai tramway".


De Chatillon-Montrouge à Viroflay : deuxième terrain pour le "faux tramway" ?

14 km de ligne, 21 stations dont 2 souterraines : une longue ligne en site propre pour desservir Clamart, le centre commercial Vélizy II, Vélizy-Villacoublay, avant de desservir les deux gares de Viroflay, sur le RER C et sur la liaison St-Lazare - Versailles RD, outre le terminus de la ligne 13 du métro à Châtillon-Montrouge. La fréquence sera de 3 minutes en pointe et de 7 minutes en journée, et 80 000 voyageurs sont attendus quotidiennement sur cette nouvelle ligne. Cependant, il ne s'agit pas d'un vrai mais d'un faux tramway qui devrait desservir cet axe, et l'on peut rester circonspect quant à la capacité d'un véhicule routier à transporter autant de voyageurs eu égard aux difficultés rencontrés par Nancy et Caen pour des flux environ deux fois inférieurs à ceux attendus sur cet axe.

Le principal argument employé en faveur de ce mode est la forte déclivité de la nationale 20 sur la commune de Clamart. Reste que nombre de réseaux européens de vrais tramways démontrent les capacités de cette technique éprouvée à franchir, même à pleine charge et même avec des conditions météorologiques délicates, des pentes longues et assez raides.



Au delà de la Ratp

D'autres projets de transport collectif sont inscrits au Contrat de Plan Etat-Région mais sont à mettre essentiellement à l'actif du réseau ferroviaire géré par la SNCF. C'est à la banlieue parisienne d'inaugurer le premier tram-train purement français, quand bien même celui-ci circule déjà en Lorraine, et que le Bondy - Aulnay ne circulera pour le moment que sur le réseau ferroviaire classique, certes adapté. L'essentiel des projets traduit la volonté d'accroître les possibilités de liaisons de rocade sans passer par Paris, avec la réactivation de la grande ceinture.


Paris - Ermont : pour fluidifier la banlieue St-Lazare et simplifier la ligne C

Toujours à l'ouest, les travaux ont été lancé en fin d'année 2003 pour la liaison Ermont - Paris Saint-Lazare : en 2006, un train toutes les 10 minutes reliera les gares d'Ermont-Eaubonne à Paris - Saint-Lazare via Argenteuil et Colombes. Les trains seront omnibus jusqu'à Asnières. Ce projet comporte l'augmentation de capacité dans le secteur du pont du Stade de Colombes, destiné à permettre l'insertion d'un train toutes les 10 minutes sur Ermont - Paris et le renforcement de l'offre sur Paris - Mantes avec un train toutes les 20 minutes contre 25 actuellement. Ce projet devrait être concrétisé en 2006 et s'accompagnera de la suppression de la branche Argenteuil sur le RER C : les trains actuellement terminus Argenteuil iront à Montigny-Beauchamp, permettant ainsi de doubler l'offre sur cette destination.

Le RER C : compliqué



Le tram-train sur Aulnay - Bondy.

Les autres opérations marquantes seront la mise en service du tram-train entre Aulnay et Noisy-le-Sec, sur la ligne dite des Cocotiers (par déformation du nom de la station des Coquetiers). Les rames Avanto, dont la maquette fut présentée sur les Champs-Elysées au cours de l'exposition Train Capitale, remplaceront les RIB. La ligne a cessé son service en décembre 2003 et les travaux commenceront dans l'année. Sur ce projet, qui offrira une desserte toutes les 7 à 15 minutes dans un cadre renouvelé : la voie ferrée prendra un caractère plus urbain qu'actuellement et sera mise à double voie entre Gargan et Aulnay. Des antennes en voirie sont à l'étude pour desservir, depuis Gargan, les communes de Clichy-sous-bois et Montfermeil, et un prolongement urbain au-delà de la gare d'Aulnay-sous-bois, probablement vers Garonor.

Tram-train Avanto
Tram-train Avanto



Eole à l'ouest : soulager la ligne A.

Le grand chantier de la prochaine décennie sera le prolongement à l'ouest de la ligne E depuis Haussmann - Saint-Lazare vers trois destinations : Saint- Nom-La-Bretèche, Versailles rive droite et Mantes-La-Jolie via Poissy. Par cette opération, le RER E proposera une alternative au RER A pour rejoindre La Défense depuis l'est parisien. Il offrira également une augmentation de la capacité par rapport aux actuels trains de Saint-Lazare assurés en Z 6400. Enfin, la branche Mantes via Poissy permettra de relier les boucles de la Seine au réseau RER suite à l'abandon d'un RER F pour ce secteur. Le choix de cette branche permettra également de supprimer le terminus de Poissy de la ligne A, les trains actuellement orientés sur Poissy seront alors envoyés sur Cergy, offrant ainsi un doublement de l'offre sur cette antenne.

Eole
Eole



La tangentielle ouest.

Dès la fin d'année 2004, une amorce de la tangentielle ouest sera mise en service, avec la création d'une navette sur la grande ceinture entre les gares de Noisy-le-Roi et de Saint-Germain ceinture, donnant correspondance à la ligne de Paris St Lazare en gare de Saint-Nom-la-Bretèche. Une nouvelle gare sera créée dans le quartier de Bel air à Saint-Germain. L'offre sera d'un train toutes les 15 minutes, assuré en Z 6400 rénovée. A plus long terme, la tangentielle ouest reliera Cergy à Versailles via Achères, Saint Germain et Noisy-le-Roi, en utilisant la grande ceinture.


La tangentielle nord.

A plus long terme, la grande ceinture sera rouverte sur la section nord, permettant de créer une liaison entre Sartrouville et Noisy-le-Sec. Une antenne serait créée à hauteur d'Epinay pour rejoindre la ligne de Pontoise, ainsi qu'au Bourget pour envisager une liaison vers Roissy. Les 5 lignes du RER ainsi que les banlieues Paris - St-Lazare, Paris Nord et Paris Est seront connectées, mais aussi la ligne 5 du métro, pour laquelle est envisagée une nouvelle station en amont de l'actuel terminus. La mise en service de la tangentielle nord n'est pas attendue avant 2012 puisque, actuellement, le projet n'en est qu'aux études.

Il est initialement prévu un service ferroviaire de type lourd (matériel deux niveaux), proposant un train toutes les 15 minutes en heure de pointe et toutes les demi-heures en journée. Cependant, une alternative tram-train est en train de poindre : le niveau de service de l'option classique est contraint par les circulations fret sur la grande ceinture. Ainsi, le service voyageurs devrait se contenter de 4 sillons par heure au maximum. RFF étudie les possibilités d'insertion de deux voies supplémentaires dédiées sur lesquelles circuleraient des rames de type tram-train à une fréquence de l'ordre de 5 à 10 minutes. L'attractivité du service serait renforcée par la meilleure fréquence et une plus grande souplesse d'exploitation. Cependant, le coût de cette alternative est légèrement plus élevé : 950 millions d'euros contre 880 pour la solution ferroviaire classique. Mais le tram-train pourrait attirer 130 000 voyageurs quotidiens contre 100 000 pour le train classique. Enfin, l'alternative tram-train permettrait de créer des stations supplémentaires sur les voies dédiées, sans pénaliser le temps de parcours grâce aux meilleures performances d'accélération d'un matériel plus léger.


La tangentielle sud.

De Versailles à Melun, par Massy Palaiseau, Epinay-sur-Orge et Corbeil Essonnes, cette liaison empruntera pour l'essentiel la grande ceinture déjà en service et utilisée par les missions circulaires de la ligne C (Versailles - Versailles via Massy et Paris). Une nouvelle infrastructure en tunnel reliera Epinay sur Orge et Grigny, sur une distance de 7 km, avec la création de deux nouvelles gares. Le coût de ce projet est de l'ordre de 300 millions d'euros et devrait proposer un train toutes les 15 minutes environ.


Rémi Désormière pour Navily

Je m'inscris
Mot de passe oublié ?
Les horaires
Voyagez sympa
Photothèque
Les vidéos
Les sons
Les animations
Les fonds d'écran
Le jargon Ratp
Codes mission RER
Indices des bus
Immatriculation bus
Numérotation métro
Connaître le bus
Connaître le métro
Connaître le RER
Anecdotes
Les insolites
S'abonner
A vos plumes !
Espace visiteurs
La boutique en ligne
Sur votre mobile
On en parle
Les récompenses
Liens
Participer au site
Remerciements
Ecrivez-moi
Qui suis-je ?